C'était en 1979 que The Sugarhill Gang a sorti « Rapper's Delight », largement considéré comme le premier single hip-hop. Mais les origines du hip-hop remontent bien plus loin, avant les célèbres paroles de Wonder Mike : « Maintenant, ce que vous entendez n'est pas un test, je rappe en rythme/Et moi, le groove, et mes amis vont essayer de bouger tes pieds. »
Les premières influences du hip-hop incluent les musiciens de jazz pratiquant l'improvisation vocale ou le scat. Le premier scat célèbre sur disque est celui de Louis Armstrong en 1926 sur « Heebie Jeebies », après avoir fait tomber sa partition. Des enregistrements antérieurs existent avec Don Redman et Cliff Edwards. Ella Fitzgerald maîtrisait l'art du scat, une technique encore utilisée par les rappeurs pour trouver des rythmes.
The Last Poets ont révolutionné le spoken word dans les années 1960, suivis par DJ Kool Herc qui pose les bases du hip-hop en 1973 avec deux platines. Aujourd'hui, le hip-hop est l'une des formes artistiques les plus populaires aux États-Unis, accessible à tous, du adolescent aux cheveux teints au flûtiste de Détroit. Né à New York, il s'est répandu dans les cinq boroughs, puis à Los Angeles, Atlanta, le Midwest, l'Europe, l'Asie et le monde entier.
Pour célébrer ce genre qui dénonçait les incompréhensions parentales et vantait le « gin and juice », Stacker s'est appuyé sur des archives historiques et publications musicales. Les 50 diapositives suivantes retracent des moments uniques : événements, albums, chansons phares. Cette chronologie n'est pas exhaustive, mais couvre un large spectre d'artistes (rap, R&B, reggaeton) et jalons clés.
Souvenez-vous des hymnes politiques comme « Fight the Power » ? Du groupe géorgien prédisant en 1995 la domination du hip-hop sudiste ? Ou de la rappeuse remportant le premier Grammy Album de l'année pour un projet hip-hop ? Découvrez ces moments et bien plus.
The Last Poets se produisent pour la première fois à Harlem en 1968, avec un album en 1970. Leurs rimes engagées politiquement sont vues comme formatrices pour le hip-hop moderne.
En 1973, DJ Kool Herc invente le « Merry-Go-Round » à la rentrée scolaire de sa sœur au 1520 Sedgwick Avenue, Bronx. Il prolonge les breaks en alternant platines, entre « Give It Up or Turn It Loose » de James Brown et « Bongo Rock » d'Incredible Bongo Band. L'adresse est aujourd'hui protégée historiquement.
Grand Wizard Theodore invente le scratching par accident en 1975. En 1977, il est courant dans les jams publics et reste essentiel en production hip-hop.
Formé en 1977, ce crew de breakdance révolutionne la danse hip-hop. Crazy Legs promeut toujours ses racines.
En 1979, Sugarhill Gang sort ce hit de 15 minutes, enregistré en une prise. Kurtis Blow crédite la chanson pour son lancement.
Premier hit hip-hop mainstream par un groupe rock, avec le rap de Debbie Harry feat. Fab Five Freddy.
7 / 50 En 1982, ce classique alerte sur la drogue et la vie urbaine, issu des block parties du Bronx.
Film de 1983 sur la culture hip-hop avec Fab Five Freddy, Rock Steady Crew et Grandmaster Flash. Premier à populariser le mouvement underground.
Devenu 24/7 en 1983, BET diffuse hip-hop et R&B, plateforme clé pour la musique noire. Son fondateur rachète plus tard les Charlotte Hornets.
Fondé en 1984 par Simmons et Rubin, le label lance LL Cool J avec « Radio », popularisant la boombox.
Run-DMC reprend Aerosmith en 1986, brisant les barrières rock/hip-hop via un clip iconique.
Premier album hip-hop n°1, mélange rock et rap, premier succès blanc majeur.
En 1986-87, beef Bronx-Queens : KRS-One enterre MC Shan avec ce diss track légendaire.
« Push It » consacre les « First Ladies of Rap », hits des années 90 suivent.
Album 1988, rimes politiques et beats noisy, un classique.
Lancé en 1988, bible du hip-hop avec ses « 5 mics » (Ice Cube, Nas...).
N.W.A. déplace le hip-hop à l'Ouest en 1988, « F**k tha Police » iconique.
Fin 80s : A Tribe Called Quest, De La Soul, jazz conscient contre gangsta rap.
Mégahits pop-rap 1990, débats sur authenticité et samples.
Sitcom de Will Smith 1990 ouvre portes à hip-hop à la TV/cinéma.
Jeunes rappeurs hit avec « Jump » 1992, précurseurs comme Lil Bow Wow.
Dr. Dre 1992 révolutionne West Coast avec Snoop Dogg.
1993, album brut, stratégie solo multi-labels innovante.
Puffy lance hits sample-heavy 90s avec Biggie, Mase, Lil' Kim.
OutKast hué en 1995, mais domine bientôt.
1996, icône hip-hop NBA contrastant Jordan.
1996-97, tragédies apaisent East-West feud.
Master P bâtit empire sudiste fin 90s.
Fin 90s, voix rauque domine East Coast avec Jay-Z.
1999, première hip-hop Album de l'année.
Juvenile ouvre ère or et excès Nouvelle-Orléans 1998.
« My Name Is » 1999, breakthrough blanc avec Dre.
2000, élargit carte hip-hop au Midwest.
2001, diss légendaire contre Jay-Z.
Début 2000s, opulence Cash Money style.
Début 2000s, hits club « Yeah ! » et « OK ! ».
2003, mixtapes vers mégastar, investit Vitamin Water.
Début 2000s, artistes optent pour meilleurs deals comme Koch.
Daddy Yankee, Don Omar percent, influencent Lil Jon.
2006, « Hard Out Here for a Pimp » premier rap Oscar.
2000s, raps simplistes pour sonneries mobiles.
2008, soutien mutuel avec Jay-Z, Common.
2010, chef-d'œuvre réunissant élite production.
Wale, Kendrick Lamar buzz blogs vers succès.
Mixtapes 2010, bat records Billboard.
2010s, Kanye, Drake signent Nike/Adidas.
T.I., Future popularisent trap moderne.
SoundCloud ère, focus beats sur lyrics.
Concerts Live Nation, Tidal streaming.
Auto-promue réseaux, hits viraux TikTok/Instagram.