Jodie Sweetin entre dans la pièce avec une assurance naturelle et décontractée, ancrée dans une force intérieure forgée par un passé tumultueux : célébrité enfantine, addiction et luttes contre la santé mentale. À presque 40 ans, elle rayonne d'une clarté et d'une perspicacité conquises à la force du poignet. Mère de deux filles épanouies, en couple stable et avec une carrière florissante, elle incarne un éclat authentique, sans recours à la chirurgie esthétique. Son visage juvénile, peu changé par les années, reflète cette transformation profonde.
À 39 ans, cette mère de famille a débuté comme l'une des chéries de la télévision des années 80-90. Ses boucles blondes et ses mimiques expressives ont propulsé Full House au rang de sitcom culte, toujours diffusée mondialement. Les fans ont adoré la retrouver en Stephanie Tanner adulte dans Fuller House sur Netflix (2016-2020). Pour Jodie, le succès de cette suite réside dans son pouvoir intergénérationnel : les parents qui ont grandi avec Full House partagent l'émission avec leurs enfants.
Aujourd'hui entrepreneuse, actrice, productrice et auteure, elle conquiert le numérique avec son podcast Never Thought I'd Say This, co-animé avec sa meilleure amie et coach de vie, Celia Behar. Ensemble, elles explorent la maternité avec humour, franchise et interviews de célébrités.
Allison Kugel : Quels sont les trois événements marquants qui ont façonné la femme que vous êtes aujourd'hui ?
Jodie Sweetin : Mon adoption à 14 mois, qui a changé ma trajectoire ; être choisie pour Full House à 5 ans ; et la naissance de ma première fille à 26 ans. Ces moments ont tout transformé.
Allison Kugel : Vos parents biologiques sont-ils encore en vie ? Avez-vous eu des contacts avec eux ?
Jodie Sweetin : Non, et à ma connaissance, ils ne le sont plus. J'accepte cela pleinement. Beaucoup d'adoptés passent par une phase où ils se sentent rejetés, mais j'ai compris que c'était la décision la plus saine pour moi. Cela a libéré mon regard sur moi-même, loin des tourments de l'enfance.
Allison Kugel : À 5 ans, lors de votre casting pour Full House, étiez-vous timide ou déjà extravertie ?
Jodie Sweetin : Toujours pétillante et extravertie ! À 2 ans, ma mère craignait que je ramène un inconnu du supermarché tant j'étais sociable. J'adorais danser dès 3 ans (claquettes et ballet). Lors de mon premier récital, j'ai poussé les filles devant moi pour prendre la vedette !
Allison Kugel : Vous vous êtes donc sentie chez vous à l'audition !
Jodie Sweetin : Je n'ai même pas auditionné. Après un épisode de Valerie avec Valerie Harper et Jason Bateman, les producteurs m'ont directement castée comme Stephanie. J'étais exactement là où je devais être, même si tout a basculé ensuite.
Allison Kugel : Quelle était l'ambiance entre les enfants et les adultes comme John Stamos, Dave Coulier et Bob Saget ?
Jodie Sweetin : Comme une vraie famille dès le départ. Les acteurs adultes nous protégeaient. Contrairement à d'autres séries, il n'y avait pas de clivage. Barbecues, sorties... Nous étions inclus. J'ai eu une enfance privilégiée sur ce plateau, sans expériences négatives.
Allison Kugel : Pour Fuller House, avez-vous reconstruit les décors originaux ?
Jodie Sweetin : Oui, les originaux avaient été détruits. Les équipes ont dû visionner d'anciens épisodes pour recréer les plans, faute de blueprints conservés chez Warner Brothers.
Allison Kugel : Avez-vous visité la vraie maison de San Francisco ?
Jodie Sweetin : Oui, Jeff Franklin l'avait achetée. Nous y avons laissé nos empreintes dans le ciment du jardin. Les voisins détestaient les fans ! La maison avait été repeinte pour éviter les 1 000 touristes quotidiens.
Allison Kugel : Avez-vous eu des crushes sur les acteurs adultes ado ?
Jodie Sweetin : Non, c'était la famille. John en t-shirt usé et jogging troué ? Juste John ! Trop proche pour de l'attirance, comme un oncle.
Allison Kugel : (rires) Êtes-vous reconnaissable en public ?
Jodie Sweetin : Oui, je n'ai pas beaucoup changé. À 40 ans bientôt, Fuller House et mes films Hallmark m'ont remis en lumière. Mais je vais encore à l'épicerie sans escorte – ça doit être écrasant pour les méga-stars.
Allison Kugel : Whole Foods, c'est mon Disneyland ! (rire)
Jodie Sweetin : Ces routines apportent de la normalité. Enfant, malls et Disneyland étaient impossibles sans sécurité, vu la popularité du show.
Allison Kugel : Comment viviez-vous la célébrité enfant ?
Jodie Sweetin : Bizarre, je ne regardais pas l'émission. C'était mon job normal. Au Japon, 300 fans à l'aéroport ! Enfant, j'étais moins consciente ; adulte, j'ai réalisé l'ampleur.
Allison Kugel : Voyez-vous les enfants stars actuels comme les Kardashian avec empathie ?
Jodie Sweetin : Oui, grandir dans la célébrité est normal pour eux comme pour moi dès 3 ans. Laissez-les tranquilles ! Respectez les parents qui protègent leur vie privée.
Allison Kugel : Les réseaux sociaux amplifient le pire.
Jodie Sweetin : Exact. J'ai crié sur mes filles à l'épicerie moi aussi – même Stephanie Tanner craque !
Allison Kugel : (rire) Parlez-moi de votre podcast Je n'aurais jamais pensé dire ça.
Jodie Sweetin : Avec Celia, on décortique maternité, monoparentalité et échecs parentaux hilarants. Pas de perfection Instagram !
Allison Kugel : Comment est née l'idée ?
Jodie Sweetin : Nos anecdotes folles : "Je n'aurais jamais pensé dire ça à un humain !" Apprendre la propreté, les manières... Personne ne prévient.
Allison Kugel : Quelle leçon vos filles vous ont-elles apprise ?
Jodie Sweetin : Leurs limites saines et leur authenticité. J'ai appris à dire non tardivement ; elles l'ont inné. Fier d'elles !
Allison Kugel : Notre génération était trop polie.
Jodie Sweetin : Oui, héritage maternel. À 30 ans, j'ai découvert mes limites. Mes filles les expriment librement.
Allison Kugel : Comment gérez-vous dating en tant que maman solo ?
Jodie Sweetin : Leurs pères sont présents. Mon copain (4 ans de relation) a été patient, relation à distance d'abord. Priorité aux enfants, mais on fixe des bornes.
Allison Kugel : Quand ont-elles réalisé votre célébrité ?
Jodie Sweetin : Toujours su. Pas impressionnées : "T'es pas cool, maman." J'assume ! Elles aiment les perks, comme les crafts sur tournage.
Allison Kugel : Voyage temporel : quel événement changeriez-vous ?
Jodie Sweetin : 2020. Pandémie, pertes, impact sur santé mentale... J'ai lutté avec anxiété/dépression, perdu 17 kg de stress. Crucial de déstigmatiser.
Allison Kugel : Automédication passée ?
Jodie Sweetin : Oui, addiction pour taire la voix intérieure toxique. Sobriété : thérapie, médocs, introspection.
Allison Kugel : Priez-vous ?
Jodie Sweetin : Méditative. Puissance supérieure en concerts live ou manifestations collectives.
Allison Kugel : Mission de vie ?
Jodie Sweetin : Apprendre l'authenticité et l'auto-compassion ; enseigner aux femmes à user de leur voix, aimer leur corps sans filtre.
Écoutez l'interview complète de Jodie Sweetin sur le podcast Entretiens avec Allison sur Apple Podcasts ou Spotify. Suivez Allison Kugel sur Instagram @theallisonkugel et allisoninterviews.com.
Connectez-vous à Je n'aurais jamais pensé dire ça avec Jodie Sweetin et Celia Behar sur Apple Podcasts et Spotify. Instagram : @neverthoughtidsaythis et @jodiesweetin.
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