Quand le public s'installe pour visionner un film de Tim Burton, il sait à quoi s'attendre : des palettes de couleurs sombres, un maquillage prononcé, des mondes fantastiques empreints de magie étrange et une excentricité omniprésente. Ses œuvres mettent souvent en scène des monstres et des inadaptés comme protagonistes, avec les acteurs fétiches Johnny Depp et Helena Bonham Carter – ex-compagne de Burton – apparaissant fréquemment.
Tim Burton réalise des films depuis l'enfance, principalement en stop-motion, avant d'étudier l'animation au California Institute of the Arts. Ses courts métrages comme Stalk of the Celery Monster et King and Octopus lui ouvrent les portes de la division animation de Walt Disney.
Ses premiers travaux chez Disney incluent Vincent, un court métrage en stop-motion hommage à l'acteur Vincent Price. C'est Frankenweenie, avec Shelley Duvall, qui attire l'attention d'Hollywood. Paul Reubens, star de Pee-wee Herman, choisit Burton pour Pee-wee's Big Adventure, lançant sa carrière et celle de son compositeur attitré, Danny Elfman.
De nombreux films de Burton ont été nominés ou récompensés aux Oscars dans les catégories artisanat et interprétation. Lui-même a été nominé deux fois pour le meilleur long métrage d'animation. Stacker revient sur 15 de ses 19 films réalisés, excluant ceux qu'il a seulement produits, comme The Nightmare Before Christmas.
Cliquez pour explorer ces classiques : histoires uniques et images inoubliables qui enchantent tous les âges.
1 / 15Beetlejuice, Beetlejuice, Beetlejuice ! Prononcez trois fois le nom de ce poltergeist espiègle incarné par Michael Keaton, au service d'un couple de fantômes (Alec Baldwin et Geena Davis) chassant les nouveaux occupants de leur maison. Premier long métrage original de Burton, ce succès financier (budget de 15 millions de dollars) confirme sa bankabilité. La scène iconique de la danse sur Day-O (Banana Boat Song) illustre son humour décalé.
2 / 15Après les triomphes de Pee-wee's Big Adventure et Beetlejuice, Warner Bros. confie à Burton le premier Batman. Jack Nicholson est le Joker, Michael Keaton – controversé comme comédien – Bruce Wayne. Succès critique et commercial, le film remporte l'Oscar des meilleurs décors pour son Gotham gothique.
3 / 15Première collaboration Burton-Depp : Edward Scissorhands, fable romantique sombre inspirée de l'enfance du réalisateur. Depp est l'homme artificiel aux mains-lames, adopté par une famille et amoureux de Winona Ryder. Vincent Price, pour qui le rôle est écrit, livre sa dernière grande prestation.
4 / 15Suite directe avec Michael Keaton en Batman, Danny DeVito en Pingouin grotesque et Michelle Pfeiffer en Catwoman. Plus sombre et violent, Batman Returns divise malgré son succès, mais reste le préféré de Burton et Keaton.
5 / 15Biopic comique sur le réalisateur Ed Wood (Johnny Depp), tourné en noir et blanc. Il évoque Glen or Glenda et Plan 9 From Outer Space, et la relation avec Bela Lugosi (Martin Landau, Oscar du meilleur acteur). Le film gagne aussi l'Oscar des meilleurs maquillages.
6 / 15Hommage à la SF des années 1950 : casting XXL (Nicholson, DeVito, Portman...). Effets CGI pour les aliens, violence gore et acting outrancier font un culte malgré des critiques mitigées.
7 / 15Touché par la perte de son père, Burton adapte le roman de Daniel Wallace. Albert Finney et Ewan McGregor en Edward Bloom, conteur fantastique. Flashbacks gothiques aux visuels oniriques.
8 / 15Johnny Depp en Willy Wonka excentrique, Freddie Highmore en Charlie. Adaptation fidèle de Roald Dahl, avec Danny Elfman chantant pour les Oompa Loompas (Deep Roy via CGI).
9 / 15Retour en stop-motion : Depp et Bonham Carter en voix principales. Marionnettes précises pour expressions subtiles dans cette histoire d'un mariage arrangé et d'une mariée morte.
10 / 15Adaptation musicale : Depp en barbier vengeur (contre Alan Rickman), Bonham Carter en complice. Atmosphère gothique burtonienne et gore amplifié.
11 / 15Alice adulte (Mia Wasikowska), Depp en Chapelier fou, Bonham Carter en Reine rouge. Visuels psychédéliques en images de synthèse.
12 / 15Remake en stop-motion long format de son court métrage. En noir et blanc, inspiré de la perte de son chien d'enfance. Nomination aux Oscars.
13 / 15Biopic de Margaret Keane (Amy Adams), spoliée par son mari (Christoph Waltz). Éloges pour acting et critique sociale.
14 / 15Adaptation : enfants aux pouvoirs protégés par Eva Green (Miss Peregrine, faucon temporel). Style vert granuleux signature.
15 / 15Remake live du classique Disney : éléphant volant (CGI), Farrell, Keaton, DeVito, Green. Visuels burtoniens mais critiques mitigées.