En 2019, la communauté LGBTQ+ rayonne des deux côtés de la caméra au cinéma. Dès les années 90, le mouvement New Queer Cinema a propulsé des réalisateurs gays tels que Todd Haynes, Jennie Livingston et Gregg Araki. Haynes continue sur sa lancée avec Carol, une romance lesbienne des années 50. Araki, connu pour Mysterious Skin et Kaboom, anime désormais la série queer Now Apocalypse sur Starz.
Parmi les pionniers, les sœurs transgenres Wachowski ont casting l'actrice transgenre Jamie Clayton dans Sense8 sur Netflix, où son personnage l'est aussi. Justin Simien, réalisateur gay et noir, aborde race et identité sexuelle dans Dear White People (2014), adapté en série Netflix avec une troisième saison en préparation.
Malgré des progrès, la représentation reste minoritaire : en 2017, GLAAD notait 12,8 % d'inclusivité LGBTQ+ dans les films grand public. Hollywood cast souvent des stars hétéros pour des rôles queer, comme Heath Ledger et Jake Gyllenhaal dans Brokeback Mountain (2005), Annette Bening et Julianne Moore dans The Kids Are All Right (2010), ou Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone dans The Favourite (2018). Cette pratique est critiquée pour affaiblir l'authenticité queer.
Certaines œuvres, même sans réalisateur LGBTQ+, marquent l'histoire, comme Happy Together (1986) de Wong Kar-wai avec Tony Leung Chiu-wai et Leslie Cheung, out peu avant sa sortie malgré l'illégalité à Hong Kong. Ou Tangerine (2015) de Sean Baker, centré sur des transgenres noires et latinos, avec Kitana Kiki Rodriguez et Mya Taylor, snobées aux Oscars.
Stacker, s'appuyant sur Indiewire, BFI et critiques, liste 20 films remarquables avec talents et personnages LGBTQ+. Découvrez-les !
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1 / 20 La comédie romantique révolutionnaire The Watermelon Woman (1996) suit une cinéaste lesbienne noire cherchant une actrice des années 30. Premier long métrage d'une lesbienne noire, réalisé par Cheryl Dunye qui y joue aussi aux côtés de Guinevere Turner. Financé en partie par le National Endowment of the Arts, salué par le Chicago Tribune comme "audacieux et sophistiqué". Dunye : "Les gens ne savent toujours pas à quoi ressemble une personne queer noire."
2 / 20 John Waters, icône gay fan de kitsch, réalise Hairspray (1988), devenu comédie musicale Tony-winning. Ricki Lake y est une ado ronde intégrant une émission de danse des années 60. Divine, légende drag, joue mère et homme. Critiques : Waters combat racisme avec humour bienveillant.
3 / 20 Jamie Babbit, lesbienne, signe le culte But I'm a Cheerleader (1999). Natasha Lyonne, pom-pom girl envoyée en camp de conversion, découvre son lesbianisme avec Clea DuVall. Classique LGBTQ+ malgré échec commercial. DuVall : rôles queer authentiques.
4 / 20 Patricia Rozema, lesbienne canadienne, dirige Into the Forest (2015) avec Evan Rachel Wood (bisexuelle) et Ellen Page (mariée à Emma Portner). Deux sœurs survivent post-apocalypse sans électricité.
5 / 20 John Waters' Multiple Maniacs (1970), comédie noire avec Dreamlanders. Troupe assassine son public ; Divine en rage cannibale avec homard. "Punk rock" pour hippies en colère.
6 / 20 Rose Troche, lesbienne, écrit et réalise Go Fish avec Guinevere Turner. Vies amoureuses de lesbiennes à Chicago. Rolling Stone : normalité queer sans coming-out traumatique.
7 / 20 Kimberly Peirce, lesbienne, adapte l'histoire tragique de Brandon Teena (Hilary Swank), transgenre violé et tué en 1993. Chloé Sevigny (bisexuelle) en intérêt amoureux. GLAAD Award winner.
8 / 20 Andrew Haigh, gay, signe Weekend (2011) : aventure d'un soir entre Tom Cullen et Chris New devient profonde. Haigh : casting LGBTQ+ prioritaire pour authenticité.
9 / 20 Pink Flamingos (1972) de John Waters : Divine en Babs Johnson, battle pour "plus sale du monde". NC-17 culte, lance New Line Cinema.
10 / 20 Paul Rudnick, gay, adapte sa pièce : Steven Weber celibataire post-SIDA tombe amoureux d'un séropositif. Casting LGBTQ+ ; Ebert : humour sur sujet sombre.
11 / 20 Justin Simien's Dear White People (2014) : Tessa Thompson (bisexuelle) combat racisme. Série Netflix approfondit queer noir comme Simien.
12 / 20 John Cameron Mitchell, gay, adapte Hedwig and the Angry Inch (2001) : transgenre chanteuse. Évolution genre fluide saluée.
13 / 20 Gregg Araki : Kaboom (2010), autobiographique, aventures ambisexuelles de Thomas Dekker. Queer Palm à Cannes.
14 / 20 Derek Jarman, gay, biopic Caravaggio (1986) avec Tilda Swinton (genre fluide). Scènes sexuelles audacieuses.
15 / 20 Sœurs Wachowski : Cloud Atlas (2012), romance gay 1930s avec Ben Whishaw (gay). Bataille pour amour et liberté.
16 / 20 Cheryl Dunye's The Owls (2010) : lesbiennes cachent meurtre, avec Guinevere Turner et Skyler Cooper (trans).
17 / 20 Todd Haynes' Velvet Goldmine (1998) : glam rock queer, Eddie Izzard (trans). Icône pour ados instables.
18 / 20 Todd Haynes : Carol (2015), romance lesbienne 1950s avec Cate Blanchett et Rooney Mara. Oscars-nominé.
19 / 20 Pedro Almodóvar, gay : Tout sur ma mère, Manuela cherche père trans de son fils. Famille queer sincère.
20 / 20 Apichatpong Weerasethakul : Tropical Malady, amour timide thaï. Prix du jury Cannes 2004.