Rick Ross, alias "Rozay", enflamme les rues avec sa dernière mixtape "Black Dollar", un projet de 17 pistes enrichi de collaborations prestigieuses comme Anthony Hamilton, Gucci Mane et Meek Mill.

Fidèle à son style, Ross oscille entre extrêmes, captivant un large public. D'un côté, l'arnaqueur rusé des rues décrit les réalités brutales de la vie urbaine tout en abordant des thèmes sociétaux profonds. Des titres comme "Foreclosure" soulignent la responsabilité financière dans la communauté :
"Couloir de la mort, vie rapide
Forclos sur ma vie passée
L'homme blanc nous traite de nègres stupides
Nous dépensons tout, rien pour nos enfants
J'avais tout, maintenant c'est repris
Je ne peux pas nourrir la clique en coupant les chèques sans provision
Il est temps d'apprendre, garçon, que les règles de trésorerie
Le succès est un bijou précieux"
Le magnat de MMG prête aussi son imagerie opulente à des productions léchées et un flow conscient. Images flashy de luxe et d'excès : cette élégance streetwear sophistiquée est la marque de fabrique de Ross, un sans-faute pour ses fans fidèles.
Sur des morceaux comme "Money Dance" et "Bel-Air", il mêle vantardise assumée, punchlines spirituelles et clins d'œil à la pop culture :
"Bel Air, prince frais
Jazzy Jeff, quarante briques
Oncle Phil, il n'était jamais là
Maintenant, nous avons les plus méchantes chiennes couchées partout
Appelez vos amis, justice poétique
Les tresses de Janet Jackson, il est temps de me montrer quelque chose
Vous présenter ma cousine M
On pourrait peut-être tourner un film
À tous mes amis juifs, L'chaim" – Bel-Air
Ce "caviar du hip-hop" autoproclamé brille par sa diversité de tempos et de refrains accrocheurs. Quel que soit votre avis sur Rick Ross ou la trap music, le talent évident transparaît. "Black Dollar" est la bande-son idéale pour cruiser en ville un jour de paie – un home run de plus dans sa discographie impressionnante.
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