Les scandales impliquant des célébrités comme Rick James, accusé d'avoir retenu une femme captive, ou Sean Penn, visé pour violences conjugales contre Madonna, illustrent l'amnésie collective de la culture people américaine. Une tempête médiatique éclate initialement, puis s'estompe rapidement. Les stars reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau projet, et l'affaire est oubliée. Face aux récentes allégations contre Bill Cosby, la question se pose : obtiendra-t-il une seconde chance médiatique ?
Ces accusations ne datent pas d'hier. Le 8 mars 2005, Andrea Constand, ex-directrice des opérations de l'équipe féminine de basket de l'Université Temple, a porté plainte contre Cosby, l'accusant de l'avoir droguée et agressée sexuellement chez elle. Le procureur local a refusé de poursuivre, mais le rapport mentionnait douze autres femmes. Tamara Green est ensuite apparue au Today Show, affirmant avoir reçu des pilules de Cosby avant une agression. Cosby a nié toute agression. Barbara Bowman, citée dans le rapport Constand, a levé l'anonymat dans People, décrivant une agression similaire.
En octobre, un extrait d'un stand-up d'Hannibal Buress qualifiant Cosby de violeur est devenu viral, relançant l'affaire via le Daily Mail. Buress a confirmé à Howard Stern avoir insisté sur ce point pour attirer l'attention. Janice Dickinson, mannequin, a récemment ajouté sa voix, accusant Cosby de l'avoir droguée et agressée. Une nouvelle tempête médiatique s'est levée : impossible de chercher Cosby sur Google sans voir "agression sexuelle". L'issue reste incertaine, mais l'histoire des célébrités suggère un possible oubli rapide.
[]